C'est quoi la « faillite hydrique » ?
Le stress hydrique est une situation critique qui surgit lorsque les ressources en eau disponibles sont inférieures à la demande et/ou sa qualité nécessite d’en limiter son usage. Ce terme suggère quelque chose de temporaire avant un retour à la normale.
Mais un nouveau rapport de l’ONU publié le 20 janvier 2026 affirme que nous entrons dans une ère de faillite hydrique mondiale, un terme nouveau qui souligne un état durable.
Le capital naturel – nappes, zones humides, sols, rivières, glaciers – est alors endommagé de manière irréversible. 410 millions d’hectares de zones humides ont disparu depuis 1970.
Comment en sommes-nous arrivés là ?
Tous les jours, nous importons de l’eau invisible !
C’est l’eau utilisée pour produire nos objets du quotidien…
👔 Nos vêtements, produits avec du coton, assèchent l’Inde.
🍔 Notre alimentation, source de déforestation, modifie le cycle de l’eau au Brésil.
📱Nos objets connectés, fonctionnant uniquement grâce à l’extraction de métaux rares, détruisent le désert d’Atacama au Chili.
L’eau utilisée pour produire nos objets est pompée dans des nappes. Les nappes libres sont peu profondes, elles se rechargent rapidement avec les pluies hivernales. Les nappes profondes sont situées sous des couches imperméables (argiles, roches), elles se rechargent lentement sur des siècles voire des millénaires.
Pomper une nappe va réduire le débit des rivières et assécher des milieux entiers, impactant tout le vivant qui en dépend.
Comment peut-on agir ?
Agissons là où l’impact est le plus fort.
🤝 Coopération : chaque geste compte, surtout quand il devient collectif.
🌱 Respect des limites du vivant : L’eau se régénère là où les écosystèmes sont vivants.
💡 Sobriété : une ville sobre est une ville résiliente.
🗓 La Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026 se déroulera du 2 au 4 décembre 2026.